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Les contes des 1001 nuits


Les contes des 1001 nuits

Tout le monde connait Ali Baba et les 40 voleurs, Aladin et sa lampe merveilleuse, Sindbad le marin…. Et bien sûr la belle princesse Sheherazade qui a réussi à garder sa tête….

Mais d’où viennent les contes des 1001 nuits ?

Ce qui est sûr c’est que les plus anciennes versions connues sont écrites en arabe et datent environ du 10e siècle… Mais il est dit que ces contes populaires sont traduits en arabe à partir de récits indiens, persans… Leur traduction aurait été faite à Badgad et au Caire entre le 9e et le 11e siècle et enrichie de récits locaux et actuels.

L’histoire servant d’argument à tous les récits se situe sous un roi sassanide trompé par son épouse et décidé à couper la tête de chaque nouvelle épouse au premier matin.

À l’époque de l’apogée de Bagdad est intégré un ensemble de récits plus réalistes, mettant en scène la vie des palais et ses intrigues, l’activité de la ville avec ses marchés, ses ports, ses lieux mal famés ; les aventures imaginées sont proches de celles vécues par les princes et l’élite. Des personnalités réelles apparaissent : des califes (Harûn al-Rashid, al-Ma’mûn), des vizirs, des poètes renommés. D’autres ajouts ont été opérés sous les califes fatimides du Caire et font vivre des personnages pittoresques (marchands, artisans, bateleurs, coquins de toutes sortes) d’inspiration populaire.

Ce n’est que beaucoup plus tard que l’Europe découvrit ces récits avec des traductions différentes et plus ou moins fidèles.

Si présente dans les traductions européennes, l’illustration est quasiment inexistante dans les manuscrits et dans les premières éditions arabes. Le rejet du texte par l’élite explique probablement son absence d’illustrations. La peinture dans le monde arabe resta en effet limitée à de très rares textes, parmi les plus brillants de la littérature classique et connut son apogée sous les Abbasides puis sous les Mamelouks aux XIIIe et XIVe siècles.

L’unique manuscrit illustré est copié en Iran au XIXe siècle. Le prince qajar Nâsir ad-Dîn (m. en 1896) y fait traduire le recueil de l’arabe au persan. Terminée en 1843, la traduction est publiée deux ans plus tard en édition lithographique non illustrée. Elle est suivie de sept éditions illustrées et donne lieu à un magnifique manuscrit enluminé, dernier exemple de l’art traditionnel du livre. Le manuscrit, en six volumes, comprend 1134 pages d’illustrations et est réalisé par une équipe de quarante assistants autour du maître d’atelier.

Les versions occidentales ont fait appel à divers illustrateurs qui puisaient souvent leurs images dans un Orient fantasmatique qui s’étend du monde arabe jusqu’à la Chine et l’Inde. Quelquefois en incorporant des miniatures persanes, indiennes sans rapport avec le texte.

 

Si vous voulez télécharger "les Contes des 1001 nuits" selon un format numérique :

Premier volume : Mobipocket : 584 Ko | PDF : 1,2 Mo | ePub : 1 Mo

Second volume : Mobipocket : 741 Ko | PDF : 1,4 Mo | ePub : 1 Mo

Troisième volume : Mobipocket : 711 Ko  | PDF : 1,2 Mo  | ePub : 1 Mo

 

 

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