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Pérou (2016)


Arequipa

Une journée entière pour visiter la deuxième ville du Pérou (et acheter plein de pulls, de laine de baby alpaga, de bonnets péruviens....). 2300 m d'altitude dans une oasis fertile située aux confins du désert d'Atacama, la "ville blanche" porte bien son nom, éclatante de la blancheur de son sillar, ce tuf volcanique avec lequel a été bâtie la cité coloniale.

Au centre, la place d'Armes place majestueuse à colonnades (sur 3 côtés), avec comme toile de fond le cône du volcan Misti.

Au nord de la place, la cathédrale. Edifiée à l'origine en 1656, trois fois écroulée, la version actuelle date de 1842. L'une des tours s'est effondrée durant le séisme de 2001 et a été relevée dès 2002. L'intérieur est très cosmopolite, la chaire, très ouvragée, est française.

Puis promenade dans les rues : demeures patriciennes aux frontons sculptés, balcons et fenêtres en fer forgé, églises aux façades taillées en dentelle, motifs floraux...

De l'autre côté de la place d'Armes, l'Iglesia de la Compania. Construite par les Jésuites à la fin du 17e s., le couvent est doublé d'un collège séminaire. Seuls se visitent les cloîtres et l'église. La façade baroque exhibe une iconographie où les anges chrétiens cotoient les figures de la mythologie inca (puma, serpent), les fleurs et les oiseaux de la forêt tropicale. De même, les piliers du cloître principal sont sculptés de pumas, d'anges, de feuillages et de motifs floraux.

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Le couvent Santa Catalina a été construit en 1579, sur un terrain de 2 ha grâce aux dons d'une veuve fortunée, dona Maria de Guzman. Il hébergeait les cadettes des familles aristocrates (les ainées étaient destinées au mariage...). Environ 450 religieuses (carmélites) étaient ainsi cloîtrées, sans aucun contact avec le monde extérieur mais avec un petit appartement, des domestiques et une vie sociale active. Tout ceci jusqu’en 1871, où une réelle austérité a été instaurée.

Au temps de sa splendeur, cet enclos abritait environ mille personnes, moitié religieuses et moitié servantes et esclaves (noires). La congrégation comptait aussi des petites orphelines ou des filles abandonnées, des femmes battues ou des veuves cherchant refuge...

Aujourd'hui, seules restent environ 40 carmélites. Elles peuvent sortir du couvent depuis 1970.

Le couvent est si vaste qu’il ressemble à une petite ville avec ses rues, ses jardins, ses cloîtres et ses parcs. Les murs sont construits dans la pierre volcanique (le sillar) aussi immaculée que les neiges éternelles des trois hauts volcans qui encadrent Arequipa.

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Lever : 8h

 

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